Les mauvaises herbes qui poussent dans notre jardin peuvent nous révéler beaucoup de choses sur l’état de la terre. On les appelle scientifiquement des bio-indicateurs. Quand ces herbes sauvages dominent et se multiplient, elles nous parlent directement : elles indiquent le type de sol présent et signalent ses excès ou ses manques. Les plantes sauvages ne s’installent que là où elles trouvent exactement ce dont elles ont besoin.
Pour un jardinier, reconnaître ces bio-indicateurs, c’est comprendre les véritables besoins de son terrain. Prenons le liseron (convolvulus arvensis): ses rhizomes et ses tiges rampantes adorent les sols argileux riches en azote. Sa présence vous crie qu’il y a trop d’engrais dans votre jardin.
Le plantain ou petit plantain (plantago lanceolata) est une excellente nouvelle. Sa présence signifie que votre sol est correctement équilibré.
L’herbe du nord (Elyntrigia repens) avec ses rhizomes envahissants est la mauvaise herbe classique. Elle colonise les sols épuisés et mal structurés. Si vous la trouvez chez vous, c’est que vous avez trop travaillé votre terre : trop souvent ou trop profondément. N’oubliez pas que le sol est vivant. Comme tout être vivant, il a son propre rythme et ses propres besoins. Laisser reposer la terre, la laisser respirer au soleil : voilà ce qu’il faut faire.
La Potentilla reptans appartient à la famille des rosacées. On l’appelle aussi cinq en rama ou pie de cristo. On la voit régulièrement entre les rangs de culture et dans les passages. Son message est clair : le sol est compacté et manque d’aération. La terre a besoin de respirer, comme tout être vivant. Pour remédier à cela, semez un engrais vert.
Via : Gerbeaud
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